lundi 8 août 2011

Grèce - Jour 16 - La fin

Voilà, c’est fini la Grèce. On vient de quitter Athènes (45° de moyenne) et de se poser à Paris (18° au sol), bloqués à la récupération de bagage par  3 militaires en manque d’action, il fait gris et froid.

Du coup, pour finir ce voyage, une série de facts, de constats, que j’avais mis en note mais qui n’ont pas trouvé leur place dans les articles des jours précédents :

- En Grèce, quand tu vas aux toilettes, tu n’as pas le droit de jeter de papier dans la cuvette. C’est indiqué un peu partout, quel que semble être le type de lieu, la même rengaine revient toujours : Do NOT throw paper into toilets !! Après m’être renseigné, cela viendrait du risque encouru de boucher les toilettes (j’ai testé et effectivement, ça les bouche). J’en ignore la raison exacte (leurs toilettes ressemblent parfaitement aux nôtres). Peut-être un problème avec le système d’évacuation…

-  En Grèce, on va régulièrement croiser une vieille voiture avec un haut-parleur en train de rouler au pas et de hurler quelque chose d’incompréhensible. Un peu comme les éclaireurs pour annoncer la présence d’un cirque dans un village. Sauf qu’ici il s’agit juste d’un  vendeur. Alors en général ce sera un vendeur de fruits & légumes (pastèques le plus souvent, melons, tomates), mais on a croisé aussi des vendeurs de poisson, viande et pain. Des touristes québécois nous ont dit avoir croisé un vendeur de chaise ! Un autre moyen de fournir leur produits consiste en remplir l’arrière d’un pickup de marchandises, s’arrêter n’importe où avec un écriteau en carton et une vieille balance accrochée à la voiture. La première fois que j’en ai vu en plein Thessalonique, au fond d’une ruelle, j’ai douté de la légalité de la chose, mais on en a ensuite croisé tellement, partout et n’importe où, que j’en ai déduit qu’il s’agissait d’une pratique courante.

-  En Grèce, il y a beaucoup de petits monuments dédiés à la mémoire. Ils sont bien évidement les plus nombreux le long des routes, dans certains virages dangereux, et font le plus souvent référence à un accident ayant eu lieu là. En général, la famille de la victime va demander la construction de ce petit idiotifie pour perpétuer la mémoire du drame qui à eu lieu à cet endroit, rendre hommage à la victime (comme on met des fleurs chez nous), mais va aussi servir à prévenir les autres qu’ici à eu lieu un drame (comme on peut voir les silhouettes noires ou blanches fleurir les bords de nationales en province en France). Mais pas seulement. J’ai aussi appris que parfois c’est la municipalité d’une ville/village qui va financer la construction d’un de ces petits édifices et le placer à un endroit considéré comme dangereux, pour ‘prévenir’. Dans le doute, en passant devant ces mini-temples il arrive de voir des  personnes âgées se signer (2 ou 3 fois) à chaque fois que l’on passe devant l’un d’eux. Plus surprenant le nombre d’homme âgé qui respecte cette tradition à Athènes (j’avais lu ça, mais je pensais qu’il s’agissait d’une pratique abandonnée avec le déclin de la religion. Sauf qu’en Grèce il  n’y a pas vraiment eu de déclin de la religion…)

-  En Grèce, il semble qu’il y ait un âge qui détermine la mode vestimentaire. Avant 50 ans, on a trouvé les grecques plutôt élégantes (à part à Athènes où tout le monde est habillé en touriste-plouc avec le t-shirt/short/tongs, qu’on soit touriste ou pas). En journée des tenues légères mais accordées, et le soir de longues robes et parfois des chapeaux. Par contre, il y a l’après 50 ans. Là, il semble qu’il y ait une loi silencieuse qui obligerait les femmes à s’habiller en noir.  Je n’ai jamais vu autant de diversité dans le noir sobre et triste qu’ici (si on a lu Pratchett, on comprend qu’il parlait de la tenue des femmes grecques pour décrire les variations de noir ^^)
La tenue est standard : jupe longue et austère noire, chaussures fermées noires (éventuellement avec un petit talon compensé), un haut noir et austère, à manches (même courtes) et surtout aucun décolleté. Veuves de jeunesse ? (car nombreuses sont celles qui sont en noir au bras de leur maris).
Cette règle semble respectée autant en province qu’en ville (à pat Athènes encore une fois)


- en Grèce, on aime parler grec. Même si toi, pauvre touriste, tu ne comprend pas. Et même si toi, pauvre touriste, tu arrive en disant ’hello’, si tu continue en disant  ‘I don’t understand, i don’t speed greek’, que tu persiste avec un  ‘désolé, je ne parle pas grec !!!’, le grec peut continuer à te parler grec en te souriant aimablement, persuadé peut-être que s’il continue à te parler grec, tu va avoir une illumination et apprendre/comprendre sa langue. Alors tu souris aussi, tu attends qu’il ait fini, et tu repose ta question en anglais un peu plus fort, espérant que quelqu’un d’autre va comprendre que toi, pauvre touriste, tu ne parles toujours pas plus grec qu’il y a 5 minutes.

- En Grèce, au début, tu te dis qu’ils sont énormément plus concernés par l’écologie que nous; parce que sur presque toutes les maisons tu vois des panneaux solaires (minimum deux), parfois dans le jardin aussi en plus; tu croise souvent des champs de panneaux solaires, ou sur les montagnes des rangées d’éoliennes.
Puis tu vois l’état des  plages, les décharges sauvages (surtout en campagne), les poubelles unique et tu comprend qu’ils ne sont pas écolos. Mais les panneaux solaires c’est quand même vachement bien comme début.

- En Grèce, tu es bien obligé de penser que les grecs sont de grosses balances ! Vraiment ! On a vu la première fois un passager aller chercher le contrôleur pour lui dire qu’il avait oublié de contrôler une bande de jeunes. Comme le contrôleur s’en foutait un peu, il a fallu que le passager insiste vraiment pour que le contrôleur aille voir. Ils avaient leur billets, pas de chance, le passager a eu l’air un poil déçu. On a revu la scène deux fois dans un bus quelques jours plus tard.

- En Grèce, il y a autre chose qui m’a rappelé la Corse (en plus des grecs, du soleil, des cigales, de la mer, des odeurs, du paysage , etc…), c’est les abandons ! Que ce soit en ville ou dans des villages, on a vu une quantité hallucinante de maisons abandonnées, de commerces désertés, d’usines ou d’entreprises laissées pour mortes. Je ne parle pas de maisons qu’on commence à construire puis qu’on arrête au milieu des travaux faute de fonds, non, je parle d’abandons. Et le plus souvent ces maisons/commerces sont bien situés, sur des avenues commerçantes, parfois avec des points de vue magnifiques; souvent ces bâtiments sont en très bon état.
Je ne l’explique pas, toutes mes théories ne tenant pas la route face au nombre de cas rencontrés.

- En Grèce, tu t’aperçois que les gros clichés de touriste que tu as pu dire les 2-3 premiers jour… ben ils sont toujours d’actualité au bout de 15 jours…

Au final, ce voyage en Grèce, c'était génial, on a souvent galéré (petite pensée pour les transports), mais cela nous a permis de découvrir énormément (beaucoup plus que si on y était allé en voiture), de rencontrer des grecs, de les voir vivre et d'essayer de comprendre.

Parfait, mission réussie :)


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire